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Accueil > Axes de Recherche > MINOS > OR Thermodynamique et Hydrodynamique de Milieux Réactifs > Présentation Générale

Présentation Thermodynamique/Hydrodynamique de milieux réactifs

par Damien Faurie - publié le , mis à jour le

Dans cette opération de recherche nous nous intéressons au processus de micromélange, étape cruciale dans l’élaboration de nouveaux nanomatériaux, la dynamique du mélange devant être significativement plus rapide que les constantes chimiques afin d’assurer une taille de particules très fine et monodisperse. Nous utilisons un micromélangeur continu dont le T de mélange représente l’élément central. Nous travaillons sur le changement de phases, liquide, vapeur, solide, (L/V/S) en couplant des approches thermodynamiques et hydrodynamiques.
L’objectif est la maitrise des paramètres influents à prendre en compte lors de la conception de nouveaux réacteurs chimiques multiphasiques tant sur l’aspect expérimental (SLS/DLS) que celui de la modélisation (équation d’état + calculs hydrodynamiques).
Nos derniers résultats, numériques et expérimentaux, obtenus sur l’hydrodynamique de l’écoulement dans le T-mélangeur nous ont permis de mieux comprendre un certain nombre de phénomènes physiques à prendre en compte lors du design de réacteurs chimiques pour l’élaboration de nanoparticules. Du point de vue hydrodynamique de l’écoulement dans les réacteurs chimiques, nous avons récemment démontré l’existence d’un changement de phase (liquide-vapeur) lié non seulement à l’aspect géométrique de ces réacteurs (mélangeur en T) mais aussi aux conditions de l’écoulement (pression, débit, Reynolds).
Ces changements de phases sont aussi pilotés par des conditions thermodynamiques à prendre impérativement en compte. Pour ce faire, bénéficiant de 15 ans d’expérience conjointe avec IFP Energies Nouvelles, nous continuons à développer des équations d’état basées sur la mécanique statistique (plus précisément sur des méthodes de perturbation) prenant en compte les interactions moléculaires de manière réaliste (via des théories de fonctionnelle de densité) dans le but de prédire ces équilibres. Un soin tout particulier est porté à la modélisation de l’état solide en cohérence avec le traitement des phases fluides (seuls types de phases décrites pour l’instant avec nos modèles) ainsi qu’à la modélisation des interfaces (thermodynamique des fluides non-homogène). Ces développements s’appuyernt sur des techniques de chimie théorique telle que la simulation moléculaire (plus particulièrement Monte Carlo) ou simulation quantique (densité électronique,…).